Face au danger de la corrélation entre le niveau d’études et le taux de mortalité des patients en milieu hospitalier, Le Vif L’Express s’est penché sur la Belgique en posant quelques questions à Paul Sonkes, président de l’association belge des praticiens de l’art infirmier ACN. Dans cet entretien, on note qu’il y a déjà une nette différence entre le Nord et le Sud du pays en matière de personnel issu des deux filières de formation. Entre 60 et 70% d’infirmiers brevetés pour la Flandre contre 30 à 40% en Wallonie, donc bien plus d’infirmiers bachelor dans les hôpitaux francophones.

A côté de cet indice, Paul Sonkes souligne le niveau « assez bas » des études en Belgique en comparaison avec la France. En deçà du niveau européen exigé de 4600 heures. L’homme propose d’ajouter jusqu’à trois ou quatre années supplémentaires pour renforcer la formation.

A la question d’une surcharge de travail, Paul Sonkes répond que si un infirmier prend en charge dix patients en moyenne, il faut préciser que ces patients ne sont plus les mêmes qu’avant, « avec l’augmentation des hospitalisations courtes et des soins à domiciles, les patients qui restent à l’hôpital sont souvent des gens âgés, dépendants ou souffrants de plusieurs pathologies ». De quoi alourdir les tâches, en effet. Surtout si on y ajoute tout l’administratif auquel une infirmière doit faire face de nos jours.

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